Si Belledonne et Chamrousse paraissent à l'abri de catastrophes majeures dues aux séismes, Grenoble continue à vivre sous la menace de dégâts autrement plus importants.
Pourquoi ?
Le socle rocheux du massif de Belledonne permet d'amortir rapidement les ondes générées par les secousses telluriques, et ainsi d'en atténuer largement les effets dévastateurs.
A l'inverse, Grenoble est construite dans une vallée, creusée par les glaciers, remplie par des centaines de mètres de sédiments (sables, argiles et graviers). Or, les ondes se propagent moins vite en milieu "mou" qu'en milieu "rigide". De plus, elles se trouvent piégées dans la cuvette, voire amplifiées avec un effet de résonance.
L'alerte la plus sérieuse date de 1976 lorsque les tours de 28 étages de l'Ile-Verte de Grenoble vibrèrent suffisamment pour causer une certaine frayeur à ses occupants.
Cela étant, il faut raison garder car - bien heureusement - la région grenobloise n'est en rien comparable à d'autres zones autrement plus exposées (comme Haïti, pour ne retenir que la dernière et ô combien catastrophe majeure de ces deux derniers siècles).