Les nombreux promeneurs, prenant plaisir à se détendre sur les rives du lac Achard, n'imaginent pas que ce site bucolique faillit être dénaturé par un projet d'aménagement qui l'aurait transformé en un enchevêtrement de remontées mécaniques et de pistes de ski. Bien heureusement, tout danger fut définitivement écarté suite au classement de ces lieux le 26 décembre 2000.
On y accède assez facilement depuis Roche-Béranger ou la plateau de l'Arselle. L'été, les promeneurs viennent y pique-niquer tandis que des pêcheurs s'essaient à quelques prises. L'hiver, alors que le lac est recouvert d'un épais manteau neigeux, les skieurs de randonnée ou bien les raquettistes y goûtent à un silence jamais troublé.
D'où vient le nom de ce lac ? Certains avancent que Jean-Alexis Achard (1807 - 1884), peintre paysagiste et graveur, aurait donné son nom au lac. Quelque séduisante que soit cette version, elle est très controversée. Qu'importe après tout, l'important étant de pouvoir bénéficier d'un environnement exceptionnel, tout comme aux lacs Robert (dans un tout autre registre, ceux-ci présentant un caractère encore plus sauvage).
Le saviez-vous ?
En 1981 - 1982, il fut projeté de pomper les eaux du lac Achard pour alimenter en eau potable Chamrousse (études réalisées à l'époque à la demande du Conseil Général de l'Isère). Ce projet ne vit pas le jour car ce lac constitue un volume trop faible pour permettre une telle exploitation. De plus, la position du lac aurait compliqué les travaux d'adduction vers la Station.
Le lac Achard a une profondeur moyenne très faible, de l'ordre de 2 mètres. Comme les lacs Robert, il est d'origine glaciaire. Il est obstrué vers le Sud par un verrou naturel sur lequel fut édifiée une petite digue pour augmenter le volume de la retenue. L'exutoire du lac forme le ruisseau de la Salinière (affluent de l'Arselle).
dernières infos et météo en page d'accueil