Julien Arsène Tasse, dit le Père Tasse, était sarthois de naissance mais dauphinois d'adoption. Il naquit dans le petit village de Vancé le 29 août 1823 " à deux heures du soir ". C'était le 5ème et dernier enfant. Le 16 février 1826, sa jeune mère décède à l'âge de 31 ans (le petit Julien n'a que deux ans et demi). Le 10 mai 1830, son père se remarie avec une " domestique à gage " de 15 ans sa cadette. Les relations avec sa belle-mère furent détestables et c'est à l'âge de 14 ans qu'il quitta Vancé pour faire son tour de France comme compagnon sabotier (métier que lui enseigna son père), en passant par Saumur où il fut accueillit par un oncle maternel. Enfin, ses pas l'amenèrent à Grenoble où il continua la fabrication des sabots. Dans la capitale des Alpes, il exerça aussi le rôle de mandataire entre les parents pauvres et les nourrices de la campagne auxquelles leur étaient confiés les enfants.
Le Père Tasse va gagner sa célébrité en s'installant à Roche-Béranger dès 1863, avec sa compagne et ses deux garçons. Il a alors 40 ans. Il y édifie une fromagerie, bientôt transformée en un chalet servant de refuge et de restaurant. Il y restera 22 années au cours desquelles il accueillera nombre de visiteurs illustres.
L'heure de la retraite sonne alors qu'il a 62 ans et il prend possession d'une humble demeure à Saint-Georges d'Uriage. Il s'éteignit à Grenoble le 10 janvier 1898.
dernières infos et météo en page d'accueil
en savoir davantage sur le Père Tasse :
- retrouver son chalet
- faites connaissance avec les personnages célèbres qui ont fréquenté son gîte
Julien, dernier né de cinq enfants de la famille Tasse, vit le jour en 1823 ainsi que l'atteste son acte de naissance.
Ses aînés furent Madeleine (née en juillet 1814), Elisabeth (avril 1816), Martin (septembre 1818) et Louis (avril 1821).
L'histoire du Père Tasse ne révèle pas s'il continua à avoir des relations avec sa famille, une fois installé dans l'Isère.
Henri Vincent a publié en 1891 les vingt-deux années du Père Tasse à Chamrousse.
Retrouvez en lecture directe chacun des chapitres.
Première Partie : l'ermite de Roche-Béranger
- chapitre 1 : Chamrousse
- chapitre 2 : le Père Tasse
- chapitre 3 : l'Ermitage
- chapitre 4 : voyages d'agrément
- chapitre 5 : suite de l'agrément et des voyages
- chapitre 6 : printemps et automnes
- chapitre 7 : les hôtes de la montagne
- chapitre 8 : histoires d'ours
- chapitre 9 : quelques rencontres gênantes
- chapitre 10 : visitatores, persecutores
- chapitre 11 : un hiver à 2000 mètres
- chapitre 12 : vingt ans après
Deuxième Partie : cueillette de souvenirs
- chapitre 1 : estomacs reconnaissants
- chapitre 2 : le patriotisme à la montagne
- chapitre 3 : sancta simplicitas
- chapitre 4 : les originaux
- chapitre 5 : notabilités et célébrités
- chapitre 6 : rimeurs et poètes
- chapitre 7 : Spionen
- chapitre 8 : le midi
- chapitre 9 : les intrépides
- chapitre 10 : amour et galanterie
- chapitre 11 : on fraternise
- chapitre 12 : les loustics
- chapitre 13 : perrichonnades
- chapitre 14 : Chamrousse
Cliquer sur le titre d'un chapitre pour y accéder
Ci-dessous, deux "réclames" parues respectivement en décembre 1895 et de janvier à mars 1896 dans la revue Le Progrès Illustré.
Le Père Tasse s'était lancé dans les affaires avec la fabrication d'essence de lavande et des savons. A en croire la publicité, sa lavande était quasi universelle puisqu'elle servait à la toilette, aux bains, aux frictions, au shampoing. Elle était même censée lutter contre les migraines, les insectes (mites, cafards...) et était antiseptique !
On remarquera que le dessin représentant le Père Tasse dans ces publicités est exactement le même que celui qui illustrait l'ouvrage le concernant.